Le volume des prêts accordés aux ménages devrait baisser en 2019

Selon les réseaux d’intermédiaire bancaire, les ménages Français devraient moins s’endetter en 2019, notamment à cause de la remontée des taux d’intérêt conjuguée à la hausse des prix. Les critères d’octroi devraient, toutefois, faire l’objet de statu quo.

La hausse des taux d’intérêt va bien finir par arriver en 2019

Les barèmes de financements à l’habitat accordés aux particuliers restent stabilisés à 1,43 % en moyenne à ce jour, selon les derniers chiffres publiés par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Cependant, selon les différentes hypothèses, le risque de la hausse des coûts du crédit va bien finir par arriver l’année prochaine.

Ainsi, pour 2019, les prêteurs et leurs intermédiaires s’attendent à une hausse maximale d’environ 0,50 point de base sur les principales durées de remboursement comme les 15 et 20 ans. De ce fait, un crédit immobilier sur 20 ans pourrait atteindre, voire dépasser dans le pire des cas la barre symbolique des 2 % à la fin de l’année 2019.

A savoir que les taux longs, notamment ceux des obligations assimilables du trésor à 10 ans (OAT 10 ans) qui servent de principale référence aux établissements prêteurs pour fixer leurs barèmes de prêt, devraient augmenter en 2018, même si la banque centrale Européenne (BCE) n’envisage pas d’augmenter ses taux courts. Cette augmentation des coûts du financement, conjuguée à la hausse des prix du mètre carré, devrait mettre à mal le pouvoir d’achat immobilier et donc ralentir le marché immobilier dans l’Hexagone.

Les ménages devraient s’endetter moins en 2019

Certes les conditions de financement sont particulièrement attractives en ce moment et se rapprochent même des records historiques de novembre 2016, mais la conjoncture risque de changer la donne dans les mois à venir. Le scénario d’une hausse de taux se précise de plus en plus avec la hausse de l’inflation et des OAT 10 ans.

En fait, la hausse des taux longs corrélée au mouvement haussier de l’inflation pourrait influencer directement le marché du crédit immobilier et plomberait le pouvoir d’achat immobilier des Français. A savoir que la hausse de l’inflation impacte déjà le moral des Français. D’après une étude, seuls 30 % d’entre eux envisagent d’acquérir un bien immobilier au cours des 5 prochaines années. En mars 2018, ils étaient plus de 34 %.

Cette étude montre que la majorité des Français citent les prix du mètre carré trop élevés comme principal frein à l’accession à la propriété. De ce fait, les ménages tricolores devraient moins solliciter les établissements bancaires et leurs partenaires pour acquérir un bien immobilier en 2019.


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