Surendettement 2022 : la population défavorisée est la plus touchée

Si les résultats de l’enquête sur le surendettement des ménages en 2022 de la Banque de France font état d’une baisse de 4,7 % du nombre de dossiers déposés, ils montrent également que la part des ménages défavorisés au sein de la population surendettée est en hausse.

Surendettement des ménages : troisième année de baisse consécutive

La Banque de France a rendu public les résultats de son étude sur le surendettement des Français en 2017. Ces derniers montrent que le nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement a baissé de 6,7 % entre 2022 et 2017. Au total, un peu plus de 180 000 personnes ont sollicité l’institution afin de les aider à retrouver une financière plus sereine.

Toutefois, même si le nombre des ménages ayant sollicité pour la première fois la Banque de France a reculé de façon significative, il faut savoir que le recul total des demandes d’aide au surendettement est un peu moins important en 2022 qu’en 2022 où il avait été plus de 10 %.

Ainsi avec 181 123 dossiers déposés en 2022 (chiffres officiels de la Banque de France), force est de constater que le nombre des ménages en situation de surendettement poursuit un recul cumulé de 22 % depuis 2014. En d’autres termes, il s’agit d’un nouveau repli du surendettement en 2022 pour la troisième année consécutive.

De plus en plus de ménages vulnérables touchés

Amorcée à partir de 2014 après plusieurs années de hausse continue, la baisse des sollicitations de personnes surendettées peut s’expliquer par les différentes législations, notamment les dispositifs de la loi Lagarde de 2010 qui ont encadré la distribution du crédit à la consommation et prévenu le surendettement.

Conséquence de ce tour de vis législatif, la part des financements à la consommation dans l’endettement total des ménages en situation de surendettement a considérablement baissé passant de 58 % en 2011 à un peu moins de 40 % en 2016, selon les statistiques publiées par la Banque de France. A savoir que ces législations ont aussi permis d’atténuer fortement le rôle joué par les crédits renouvelables au sein de la famille des financements à la consommation.

Ainsi, l’année 2022 est aussi marquée par le recul des dettes à la consommation qui ne représentent plus que 37,4 % de l’endettement global, contre 54 % en 2012. En revanche, la part des financements à l’habitat est stable et les autres dettes (familiales, cautions, sociales) continuent de progresser.

Par ailleurs, les chiffres montrent également une hausse du nombre de foyers vulnérables endettés en 2017. Dans les détails, 66 % des dossiers concernaient des adultes seuls (célibataires ou séparés de leur conjoint) avec des enfants à charge pour 44 % d’entre eux.

Parmi la population surendettée, 27 % étaient au chômage, plus de 30 % percevaient des revenus inférieurs à 1 132 euros par mois, plus de 80 % avaient un patrimoine inférieur à  2 000 euros bruts et enfin, un ménage sur deux n’avait aucune capacité de remboursement.


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